e-learning vs écologie ?
Connaissez-vous le court métrage « The Story of Stuff » ? Comme beaucoup d’autres, il met en lumière les problèmes environnementaux générés par notre mode de vie. Face à ces questionnements éthiques, vous vous êtes peut-être déjà posé la question de votre propre emprunte écologique et celle de votre activité. A ce titre nous sommes à priori très bien placés dans le domaine du e-learning. Je m’étais intéressé à la question pendant mes études lorsque je travaillais en apprentissage dans une Industrie en tant que chargé de projet e-learning. Voici une partie du bilan de mes recherches de l’époque :
« Au niveau de la sphère environnementale, l’impact positif du eLearning concerne l’économie de transport réalisée et donc d’émission de CO2. Pour estimer l’impact du dispositif de e-formation sur ce point, j’ai émis des hypothèses :
- Les salariés formés ne se déplacent qu’en voiture individuelle mais font du covoiturage de façon optimale, pour utiliser les 4 places disponibles dans une voiture.
- La distance correspond à la moyenne de toutes les distances entre siège et agences (423 km).
- Les émissions de CO2 de la voiture correspondent à la moyenne européenne de 163 g/km.
(…) Pour ce qui est formations bureautiques à distance, nous constatons d’après les calculs que les émissions de CO2 étaient de près de 700 kg en 2007. Elles auraient grimpés à 1,5 tonnes en 2008 si la formation avait été dispensé entièrement en présentiel. Grâce au dispositif de formation en ligne, ces émissions sont réduites à zéro. »
Ce bilan bien optimiste ne tenait pas compte d’un « petit détail » qui coûte un million de dollars par mois à Facebook : l’électricité consommée par les serveurs. Il en est de même pour le e-learning. Lorsque l’on utilise Internet, on oublie bien souvent que les dépenses énergétiques ne concernent pas seulement la consommation en électricité de notre ordinateur. A l’autre bout de la chaîne, il y a également la consommation des serveurs qui hébergent nos ressources numériques. Afin d’avoir un ordre de grandeur en tête, voici quelques exemples cités sur greenIT.fr :
- Un personnage virtuel de Second Life consomme chaque année autant d’électricité qu’un Brésilien et 10 fois plus qu’un Camerounais.
- Télécharger la version électronique d’un quotidien consomme autant d’électricité que de faire une lessive (source : institut de recherche IZT).
- Une recherche Google équivaut à l’énergie consommée pendant une heure par une ampoule à économie d’énergie (source : Strato).
- Chaque année, les plus grands datacenters font tourner 14 centrales électriques. Selon les données de l’université, entre 2000 et 2005, leur consommation d’électricité a doublé (source : Green Grid, Université de Stanford).
Alors finalement, il n’est peut être pas si green que ça le e-learning ! Pensez-vous à d’autres impacts positifs du e-learning sur l’environnement ? Mettez vous en oeuvre des pratiques dans ce sens ?
Tags: e-learning, écologie, énergie, green
Posted décembre 21, 2008 by jerome under Bonnes pratiques


janvier 21st, 2009 at 14:47
S’il est évident que l’utilisation d’internet a une empreinte carbone, que ce soit à titre personnel ou professionnel, il me semble cependant que le e-learning a réellement des impacts sur l’environnement, tout comme le télétravail, qui ne se limitent pas à la réduction des déplacements.
Hostellerie, restauration, éclairage et chauffage des salles, supports papier et utilisation de l’outil informatique… sont autant d’éléments à prendre en compte dans le calcul de l’impact environnemental du e-learning.
Je crains cependant que ces aspects ne soient pas tout à fait pris en compte dans la mise en place de système de e-learning. Par exemple, l’utilisation de supports CD/DVD (et parfois même pour les MAJ) n’est effectivement pas très « verte »…
février 5th, 2009 at 10:02
Martin Vidberg reprend ce thème dans son post d’hier:
http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/02/04/han-cest-tres-pas-bien/
juin 14th, 2010 at 19:37
[...] Article associé : e-learning vs écologie ? [...]